S’expatrier : les 5 plus grosses idées fausses

S’expatrier, que ce soit pour des années ou quelques mois, reste une décision importante à prendre en connaissance de cause. Les peurs sont nombreuses ainsi que les idées reçues qu'on a de cette nouvelle vie. Les craintes augmentent, les attentes s’y superposent et il devient parfois Il compliqué de trouver la juste mesure et gérer efficacement ce déménagement. Mais s’il y a une chose à ne pas faire, c’est de baser ses espoirs sur de fausses idées. Voici les 5 idées fausses les plus populaires qui peuvent fortement impacter le moral des expatriés une fois arrivés dans leur nouveau pays.

Intégrer1. L’adaptation se fait en une année

Tous les expatriés entendent leur famille ou amis leur dire : « Cela va être difficile au début, tu connais les 4 phases d’adaptation, au début, c’est magnifique, puis c’est la catastrophe… ». Les quatre phase en question sont la lune de miel, le choc culturel, l’adaptation (ou l'échec) et la maturité. Si cette théorie a été bien pensée pour expliquer les différents stades par lesquels peuvent passer un expatrié, elle ne s’applique pas à tout le monde. Certaines personnes ne passent que par 2 de phases, d’autres vivent les 4 en trois mois ou en quatre ans. Tout dépend des personnalités et de l’environnement dans lequel vous arrivez. Vos enfants, bien qu’élevés de la même manière ne le vivront pas en même temps. Pour réussir, apprenez à vous entraider et percevoir les instants de bonheur ou de nostalgie que les autres ont.

2. L’intégration est immédiate si on ne reste pas avec les expatriés

C’est faux, faux et archi faux. Vivre dans un pays ne garantit pas une intégration immédiate, il faudra plutôt se préparer à une immersion. Les locaux n’arrêteront leur vie pour vos beaux yeux. Certains essayeront de vous aider, d’autres de vous duper, mais la plupart ne prêtera guère attention à vous. La connaissance de la langue nationale est primordiale pour communiquer avec les ressortissants du pays d’accueil. Mais pas suffisante. Il faut comprendre les coutumes et la culture, s’habituer à l’alimentation. Tant de choses d’autant plus difficiles à réaliser si le fossé culturel est grand. Et comme vous, les autres expatriés auront connu ou sont dans cette situation. Le support moral qu’ils vous apporteront est nécessaire à votre acclimatation dans le nouveau pays. Ils seront à la fois une sorte de « famille et amis », mais également vos professeurs. Ceux étant arrivés bien avant vous connaissent du monde, les habitudes locales et les bonnes adresses. Servez-vous en cela vous aidera à vous intégrer dès votre arrivée.

3. Être expatriés, c’est tout le temps bien

Avez-vous reçu des pouvoirs spéciaux en acceptant de vous expatrier ? Avez-vous fait un pacte spécial avec une entité supérieure qui vous mettra à l’abri de tous problèmes ? Non. Alors vous êtes toujours un Humain. Un Humain avec des émotions et des sentiments. Des coups de blues, des coups de gueule et des coups d’amour. Un Humain qui a une vie dans un pays loin de celui dans lequel il a laissé ses amis ou sa famille, mais une vie pas si différente au final. Être expatrié vous donne peut-être le droit à un certain prestige dans le pays où vous arrivez, à plus d’avantages dans l’entreprise. Sûrement des voyages plus atypiques et une vie semée de confrontation culturelle. Mais cela ne change pas le fait qu’en tant qu’humain vous aurez votre lot de bonheur et vos moments de dépressions, qui sont amplifiés avec l’absence de votre cercle de confidence.

4. S’expatrier c’est dangereux

Certains pays sont plus dangereux que la France. Vous aurez probablement plus de mal à découvrir la ville toute la ville dans laquelle vous résidez à cause d'appréhension justifiée ou pas. Mais une fois les règles de vie locales assimilées (Ex : ne pas mettre de bijoux en or trop voyant en Amérique Latine pour éviter les vols, se couvrir les épaules et les jambes pour une femme en Inde…) la vie deviendra tout aussi vivable que chez vous.

5. Il est plus facile d’aller dans un pays proche qu’un pays à l’autre bout du monde

Tout dépend ce que vous recherchez : être proche de chez soi ou la différence culturelle… Pour certains être proche de sa famille et rester dans la même fuseau horaire est primordial. Mais deux pays même voisins peuvent avoir de grandes différences culturelles. Entre la Suède et l’Espagne, il y a un monde. Entre culture, alimentation, langues, le choc culturel peut-être important et rendre l’adaptation plus difficile. Un Espagnol aurait tant fait de partir pour l’Amérique Latine où certes la distance est plus grande, mais la langue et les coutumes sont presque similaires rendant l’intégration un peu plus aisée.   Ce ne sont que des exemples, mais la liste des fausses idées ne limitent pas à ces exemples. Un conseil, n’hésitez pas à demander à d’autres expatriés les choses qui les ont déroutées au début.
Date de publication 04.03.2020
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